Quand un des piliers de notre République s’effondre

02/03/2009 19:25 par dlr14ème_62

  • Quand un des piliers de notre République s’effondre

    Quand un des piliers de notre République s’effondre

    02/03/2009 19:25 par dlr14ème_62

par Philippe Julliard, Conseiller National DLR

L’éducation est une composante essentielle de notre pacte républicain. En effet, sans elle, il n’y a pas de citoyens. Et pendant que les manifestations perdurent, nos élites s’entêtent et continuent de démanteler notre système éducatif : suppression de postes, allégement des emploi du temps sans contrepartie, suppression de la carte scolaire... sont autant de coups portés à l’école française, déjà à genoux.

Et aujourd’hui, c’est l’enseignement supérieur qui fait les frais de la politique de nos gouvernants. Pourtant, les promesses de la loi Pécresse semblent bien alléchantes :

- conduire 50% des jeunes vers un diplôme de l’enseignement supérieur et donner aux jeunes des formations qualifiantes qui leur assurent un avenir professionnel ;

- donner à l’université française les moyens et la liberté indispensables pour être plus réactive et plus agile dans la compétition mondiale de la connaissance ;

- renforcer les formations des enseignants pour une meilleure réussite des étudiants et pour développer l’attractivité des métiers de l’enseignement universitaire.

Or, malgré tous ces objectifs louables, jamais réforme n’a autant secoué le milieu universitaire qu’elle est censée pourtant soigner. Comment comprendre ce soulèvement soudain ? N’est-ce là que l’expression du conservatisme d’un milieu des plus corporatiste ? Comment comprendre que se côtoient dans la rue et sous les mêmes banderoles les enseignants d’Assas et de Nanterre ?

La raison de cette colère est très simple : sous couvert de bonifier l’université française, la loi Pécresse ne fait en réalité que la sacrifier sur l’autel de l’élitisme et de l’oligarchie. Tout d’abord, la décentralisation de l’enseignement supérieur que cette loi met en place porte atteinte à l’existence même d’un service public national de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les universités se retrouveront ainsi mises en concurrence comme de simples entreprises. L’enseignement supérieur ne relevant plus d’une politique nationale, certains établissements continueront leur essor au détriment des autres, remettant ainsi en cause le principe d’égalité. De plus, la gestion locale de la carrière des enseignants (par le président de l’université et non plus le CNU) laissera le champ libre au népotisme. Ce phénomène territorial de décentralisation universitaire portera également atteinte aux conditions égalitaires de travail et de rémunération du personnel concerné.

Ensuite, ce projet de loi dévalorise de manière criante la recherche. Dans son discours du 22 janvier, Nicolas Sarkozy traitait déjà avec mépris les chercheurs qui ne publiaient « pas assez ». Mais peut-on exiger d’un chercheur des objectifs chiffrés ? Peut-on lui leur imposer des critères de rentabilité ? Notre président de la République, qui aime tellement les chiffres, devrait savoir que la France se place au 6éme rang mondial d’après le classement de Shangaï, en 5éme place au niveau des publications, et le CNRS, quant à lui, est le 1er pôle de recherche européen. C’est dire à quel point la recherche française et l’enseignement français sont mauvais. Mais pour que ce tableau soit complet, il convient de rappeler que nos enseignants-chercheurs parviennent à ce classement des plus honorables malgré un investissement de l’Etat qui, lui, ne se situe qu’au 18éme rang mondial.

Ce serait donc plus d’un manque de moyens et d’ambition politique que d’une perte de qualité de nos chercheurs dont souffrirait notre enseignement national. L’investissement privé en la matière est une bonne chose mais, là encore, la prudence est de mise. L’enseignement supérieur peut-il vraiment être lié, sinon tenu, par des capitaux et des ambitions privés ? Certes, l’apport de financements privés peut être favorable au service public si, comme un véritable mécénat philanthropique, il n’induit aucun lien entre le donateur et le receveur. Mais pour autant l’Etat ne doit pas se désengager de son action en la matière. Le financement privé doit demeurer un accessoire afin d’éviter aux directeurs d’UFR et aux présidents d’universités de se transformer en chefs d’entreprises ou autres VRP.

Quant à la formation des enseignants, la politique de réforme des IUFM, ainsi que des concours CAPES et CAPE, fait de la suppression de postes dans la fonction publique la seule variable d’ajustement du gouvernement. De 2002 à 2012, 140.000 postes devraient avoir disparu dans l’Éducation nationale, dont 35.000 entre 2007 et 2009. Or la seule suppression de l’année de stage en IUFM permettra d’économiser 15.000 postes. La masterisation de la formation des enseignants est en fait une arme de destruction massive dirigée contre les fonctionnaires

En effet, les directeurs d’IUFM et le gouvernement ont prévenu depuis longtemps que les masters seraient délivrés non seulement aux étudiants admis aux concours de recrutement de la fonction publique, mais aussi à d’autres ayant échoué au concours mais dont le niveau aux « partiels » correspondrait aux attentes des formateurs. Apparaîtra ainsi une nouvelle catégorie, les « reçus–collés » (reçus au master, collés au concours) qui, contrairement aux anciens maîtres-auxiliaires, aura reçu une forme de certification pédagogique. On verra donc grossir considérablement le volant d’enseignants précaires, dans un premier temps utilisés comme une variable d’ajustement, puis dont l’usage se généralisera petit à petit. Ces professeurs précaires seront recrutés directement par les établissements, dont les proviseurs et les principaux verront leurs prérogatives étendues, comme la loi LRU l’a fait pour les présidents d’université. Dans ces conditions, le maintien de fonctionnaires dans l’Éducation nationale apparaîtra comme une anomalie à laquelle il sera facile de mettre fin, comme ce fut déjà le cas à La Poste ou à France Télécom, mais aussi dans les établissements d’enseignement de la plupart des pays d’Europe.

En réalité, c’est un enseignement supérieur à deux vitesses qui est en train de voir le jour dans notre pays. Les établissements qui n’arriveront pas à suivre deviendront de simple collèges universitaires où seul le diplôme de licence sera délivré et ce, uniquement dans les matières classiques (comprendre rentables). Gageons que les plus grandes universités parisiennes parviendront à se préserver de la tourmente, contrairement aux établissements de provinces qui, eux, ne devront leur subsistance qu’à l’ouverture d’un UFR Coca-Cola, McDonald, Axa...

Notre gouvernement continue ainsi à démanteler un à un les piliers de notre République. Hier, France Telecom et EDF-GDF. Aujourd’hui La Poste et l’enseignement. Demain, qui sait ? La santé sera peut-être à son tour sur le banc des accusés. Restons vigilants.

Les pêcheurs européens sacrifiés !

27/02/2009 14:07 par dlr14ème_62

  • Les pêcheurs européens sacrifiés !

    Les pêcheurs européens sacrifiés !

    27/02/2009 14:07 par dlr14ème_62

Si l’Union européenne est aussi impopulaire chez les peuples d’Europe, c’est bien car les instances européennes qui se sont emparées du pouvoir ne servent plus les intérêts des européens et que les gouvernements ont totalement démissionné. 

Ma rencontre avec les pêcheurs de Boulogne sur Mer a été à cet égard édifiante. Les pêcheurs se voient imposer des quotas de pêche draconiens qui entraînent le démantèlement de la flotte.
Cette mesure imposée par la Commission avec l’accord des gouvernements s’explique par la diminution des ressources halieutiques. Les pêcheurs accepteraient ces quotas s’ils étaient sûrs que les mesures de contrôle scientifique sont objectives.
 Ce n’est malheureusement pas le cas. Les mesures s’effectuent de jour alors que les pêcheurs savent depuis toujours que les poissons sont plus nombreux la nuit. Certaines espèces font l’objet de quotas, pas d’autres. 

Mais le plus grave est ailleurs. Les pêcheurs ne comprennent pas pourquoi la Commission leur impose des quotas aussi modestes qui ne leur permettent plus de vivre, alors que cette même Commission autorise dans le cadre d’accords internationaux des quotas très supérieurs à la Norvège. 

Ainsi pour le cabillaud, la Norvège bénéficie d’un quota de 450 000 tonnes alors que la France n’en bénéficie que de 25 000 tonnes.  Mais le comble est que les chalutiers norvégiens vont vendre leur cabillaud sur les marchés de l’Union européenne.  On retrouve là l’éternelle bonne volonté de Bruxelles, si désireuse de soi-disant montrer l’exemple aux autres, posture à la fois angélique et hypocrite, servant à masquer son esprit de capitulation, qui se traduit systématiquement par le fait que les Européens sont les cocus de ces marchés de dupes.
Une monnaie surévaluée, des droits de douanes inférieurs à ceux pratiqués par les zones concurrentes (à commencer par l’ALENA – Etats-Unis, Mexique, Canada – dont les droits d’entrée pour les produits manufacturés s’élèvent à 8% contre 4% seulement aux portes de l’UE), des accords agricoles où l’Europe s’interdit de produire ce dont elle a besoin (calamiteux accords de Washington de 1994), un GPS européen (Galiléo) qui a renoncé aux fréquences les plus fiables sous la pression américaine, condamnant toute application militaire, etc. 
Et donc aussi, des quotas de pêche ridicules accordés à la France pendant que des quotas gigantesques ont été lâchés à la Norvège en échange d’on ne sait quelle contrepartie, profitant à on ne sait quel pays ou entreprises… 
La Commission de Bruxelles, les Etats membres sans rivages maritimes, ignorent-ils donc l’importance majeure de maintenir des activités de pêche et des « gens de mer » pour des pays comme la France ? 
Au vrai, peu importe, ils n’en ont rien à faire et c’est bien pourquoi ils s’empressent de sacrifier nos intérêts pour servir les leurs. 
Voilà une belle illustration (une de plus, hélas) de ce qu’est en réalité la « solidarité européenne », imposture qu’on jette fréquemment à la figure aux euro-critiques en les accusant d’être d’odieux nationalistes. Mais est-il nationaliste, ce patron-pêcheur rencontré dans le Pas-de-Calais, qui m’expliquait que le second semestre 2008 avait été tellement mauvais qu’il avait dû verser à ses marins des salaires inférieurs au minimum légal ?
Et il s’en trouvera encore à Paris et à Bruxelles pour s’étonner que la révolte gronde…
NDA

Oui au monopole de la Poste !

26/02/2009 08:30 par dlr14ème_62

  • Oui au monopole de la Poste !

    Oui au monopole de la Poste !

    26/02/2009 08:30 par dlr14ème_62

L’avenir du service public de la Poste inquiète bon nombre de nos concitoyens pour qui, notamment dans les zones rurales, le facteur est devenu le seul lien avec la collectivité.

A la différence d’autres pays européens notre territoire a une densité faible qui oblige à un effort du service public pour maintenir une présence forte.

A juste titre, le changement de statut de la Poste ne peut qu’inquiéter. La transformation en société anonyme ouvre en effet la porte à une privatisation partielle conduisant à la réduction des obligations de service public (réduction qui a déjà été amorcée d’ailleurs, comme en témoigne les files d’attente dans les bureaux de poste et la dégradation des services aux particuliers).

Le Président de la République s’est engagé solennellement à laisser 100% du capital à l’Etat mais comment les syndicats pourraient-ils y croire après les précédents de France Télécom et GDF, où Nicolas Sarkozy, alors Ministre des Finances, avait promis la main sur le cœur que jamais l’Etat ne laisserait s’engager une privatisation, avant de se dédire sans plus d’explication ?

Mais au-delà de ce débat, la vraie question concerne la libéralisation du marché postal acceptée par le gouvernement à Bruxelles. Car, comment demander à la Poste, publique ou non, d’assurer le service public à partir du moment où l’on accepte une libre concurrence mettant fin au monopole qui, lui seul, permet que les activités les plus rentables servent à financer celles qui sont déficitaires – les entreprises payant pour les particuliers, les zones urbaines pour les zones rurales, etc.

Par idéologie, la Commission de Bruxelles a cru ou fait croire que la libéralisation de certains secteurs allait faire baisser les coûts. Or, c’est l’inverse qui s’est parfois produit, par exemple pour l’électricité et le gaz. Gardons en effet en tête que le principal objectif de la libéralisation sauvage voulue par Bruxelles est l’arasement des Etats-nations par l’économie, l’uniformisation des sociétés d’Europe par la course au moins-disant économique et social. De même, l’objectif prioritaire de l’euro n’a jamais été le bien-être des Européens, la croissance et l’emploi, mais la création d’un outil technique dont la gestion commune doit forcer les Etats membres à basculer dans la supranationalité politique - une intégration politique par nécessité d’intégration monétaire en quelque sorte.

Certains groupes privés et leurs actionnaires profitent des niches de profit et délaissent les services moins ou non rentables. Il en sera de même de la Poste et, en fin de compte, soit le service public s’effritera, soit le contribuable paiera !

C’est pourquoi, au lieu de se polariser sur la question du caractère public de l’entreprise, il est vital de remettre en cause la politique de déréglementation de l’Union européenne, fondée sur l’ouverture à la concurrence à tout prix. Celle-ci n’est pas partout nécessaire ni souhaitable, comme l’illustre d’ailleurs l’exemple indiscutable de l’US mail, entreprise à 100% publique.

Bien évidemment, les principaux partis politiques ne veulent pas aborder cette question car au fond, du PS à l’UMP, en passant par le MODEM ou les Verts, ils ne remettent pas en cause la libéralisation des marchés ni la règle de la majorité qualifiée qui a mis en minorité au Conseil européen les partisans du service public à la française.

Aux élections européennes nous serons les seuls probablement à oser aborder ce point. Chaque pays doit pouvoir en effet choisir son mode d’organisation du service public !

NDA

Conseil municipal

26/02/2009 08:26 par dlr14ème_62

  • Conseil municipal

    Conseil municipal

    26/02/2009 08:26 par dlr14ème_62

Conseil municipal le 27/02/2009 à 18H30

Ordre du jour :    

 

 

·       Tracé du futur tramway

·        Questions administratives diverses 

Pour un référendum sur l’avenir du service public postal

26/02/2009 08:14 par dlr14ème_62

  • Pour un référendum sur l’avenir du service public postal

    Pour un référendum sur l’avenir du service public postal

    26/02/2009 08:14 par dlr14ème_62

Le projet de privatisation de La Poste n’est malheureusement que la suite logique du démantèlement du service public français voulu et imposé par Bruxelles, avec bien évidemment l’accord des gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs années.

Or nous constatons tous au quotidien que le service public postal joue dans notre société un rôle de premier plan, ne serait-ce qu’en matière d’aménagement du territoire. Et contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le maintien du statut public n’interdit pas à la Poste de se moderniser, ce qui est d’ailleurs le cas depuis plusieurs années.

Et aujourd’hui, alors que nous sommes en pleine crise économique, que le capitalisme fou est en train de chanceler, qui peut encore être assez naïf pour croire qu’un actionnaire privé financera des missions de service public qui ne sont pas toutes rentables ? Qui peut encore croire que jamais l’Etat n’ouvrira l’intégralité du capital de la Poste ? Souvenons-nous de ce qui s’est passé avec EDF. Il s’agissait des mêmes promesses, faites par les mêmes personnes (le président de la Commission sur le développement de La Poste, Mr Ailleret, n’était-il pas également l’ancien président d’EDF ?), et nous avons vu le résultat ! Alors, Monsieur Sarkozy peut nous promettre que le capital de la SA « La Poste » restera à 100% public, personne n’est dupe.

C’est donc à raison que les représentants syndicaux de La Poste parlent de « privatisation rampante » et c’est pourquoi DLR soutient l’initiative du Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur l’avenir du service public postal. Il appartient en effet aux citoyens de s’exprimer sur ce sujet fondamental.

Et pendant que nous nous mobilisons aujourd’hui pour le service public postal et, dans une plus large mesure, pour la défense de la notion même de service public, les enseignants, chercheurs et étudiants luttent pour le maintien d’un enseignement supérieur de qualité. Nombreux sont donc celles et ceux qui refusent de voir notre pacte républicain ainsi malmené de toute part.

Il serait donc temps que le gouvernement comprenne que la contestation est générale et qu’il serait bon pour lui de cesser de prendre ses ordres de Bruxelles.

Quant à nous, le moment est venu de tirer les enseignements de nos luttes. La privatisation de La Poste, pour ne prendre que ce thème, n’a pas été décidée à l’Elysée mais à Bruxelles. C’est donc au sein des institutions européennes que nous devons continuer le combat.

Les élections de juin 2009 seront donc l’occasion pour les français de soutenir des hommes et des femmes soucieux de l’intérêt général, et qui se présenteront à leurs suffrages pour défendre des idées et des convictions et non simplement pour se faire une jolie place au soleil.

C’est pourquoi nous devons nous rassembler aujourd’hui pour nous doter demain des moyens qui nous permettront de changer véritablement les choses. »

Pour lire la lettre ouverte remise au président : http://www.appelpourlaposte.fr/

Ne laissons pas mourir notre agriculture.

24/02/2009 09:08 par dlr14ème_62

  • Ne laissons pas mourir notre agriculture.

    Ne laissons pas mourir notre agriculture.

    24/02/2009 09:08 par dlr14ème_62

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2009/02/23/Ne-laissons-pas-mourir-notre-agriculture

Ne laissons pas mourir notre agriculture.

24/02/2009 08:31 par dlr14ème_62

  • Ne laissons pas mourir notre agriculture.

    Ne laissons pas mourir notre agriculture.

    24/02/2009 08:31 par dlr14ème_62

En quelques années, le prix du bœuf a augmenté de 50% sur nos étals alors que dans le même temps, le prix payé à l’éleveur a baissé de 15% !

A lui seul, cet exemple symbolise le danger qui menace notre monde rural, négligé depuis 25 ans par les partis de gouvernement, de droite comme de gauche, et livré à lui-même dans la dérégulation eurolibérale.

Nos terroirs souffrent en effet à la fois :

- de la réforme des Traités européens (le Traité de Lisbonne abolit la possibilité de veto des Etats membres dans les accords commerciaux signés à l’OMC) ;
- de contraintes extérieures (démantèlement de la Politique Agricole Commune) qui dévitalisent le tissu agricole ;
- du recul de la quantité de terres valorisées ;
- de pressions spéculatives sur le foncier et le bâti ;
- d’une absence de cap clair dans les politiques publiques.

A ces menaces, il est urgent de répondre par une politique globale d’équilibre des territoires, de relance et de modernisation de l’agriculture, et de réorientation radicale des échanges internationaux.

Les premières mesures concrètes à mettre en œuvre :

- Le rééquilibrage entre producteurs et distributeurs, en mettant fin à la domination scandaleuse des centrales d’achat sur l’agriculture française ;
- L’instauration d’une exception agricole à l’OMC (sur le modèle de l’exception culturelle) pour permettre l’autosuffisance alimentaire sur chaque continent ;
- La reconstruction de la PAC ;
- La révision des accords avec les Etats-Unis, qui interdisent à l’Europe l’autosuffisance pour certaines productions agricoles.
- Le renforcement des aides à l’installation des jeunes agriculteurs.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la République

Le canard sans tête bruxellois.

23/02/2009 16:58 par dlr14ème_62

  • Le canard sans tête bruxellois.

    Le canard sans tête bruxellois.

    23/02/2009 16:58 par dlr14ème_62

Depuis le début de la crise, j’ai fait preuve de prudence face aux déclarations des dirigeants européens qui, la main sur le cœur, n’ont eu de cesse d’affirmer qu’ils feraient tout ce qu’il faut pour juguler crise, au besoin en remettant en cause les sacro-saints dogmes du Pacte de Stabilité.

Prudence car, à y regarder de plus près, on voyait bien que la Commission de Bruxelles, qui se montrait plus discrète que résignée, lançait un autre son de cloche, acceptant provisoirement, à la manière d’un célèbre personnage de Molière, de fermer les yeux sur « ces déficits qu’elle ne saurait voir… »

Mais chassez le naturel, il revient au galop, et même s’agissant de la Commission européenne, au triple galop. Il n’a pas fallu deux mois pour que les docteurs de la foi de Bruxelles et Francfort émettent des réserves, puis des mises en garde contre les plans nationaux de sauvetage des banques, rendus indispensables par l’incurie d’une Union à 27 hélas incapable de relever le défi historique d’une réaction coordonnée face à l’une des pires catastrophes économique que le monde ait jamais connu.

Alors bien sûr, des chroniqueurs bien-pensants nous ont depuis expliqué qu’il fallait en chercher les responsables parmi les dirigeants ultralibéraux et eurosceptiques comme Vaclav Klaus, le président de la République tchèque actuellement en charge de la présidence tournante de l’UE. Mais c’est surtout pour mieux exonérer l’aveuglement idéologique d’instances communautaires toutes-puissantes et irresponsables, véritable nœud gordien du problème.

Et puis, en quoi les divergences entre pays européens peuvent-elles être tenues responsables des bâtons dans les roues mis systématiquement par les autorités bruxelloises dans la politique des Etats pour endiguer le cercle infernal de la crise ?

Après avoir chipoté sur l’aide aux banques, la Commission a vite repris du poil de la bête en contestant les aides sectorielles à l’économie réelle, comme le plan d’aide à l’automobile française, accusé de favoriser les emplois et les industries de notre pays. Pensez donc : que l’argent des Français serve prioritairement aux Français, voilà qui constitue une hideuse manifestation de nationalisme !

Enfin, une procédure pour déficits excessifs a été enclenchée mercredi dernier par le Commissaire (on a envie d’ajouter « du peuple ») aux affaires économiques et monétaires contre six pays, dont la France. Bien sûr, Christine Lagarde et Eric Woerth ont protesté… en pure perte. Ils contestent tout deux l’analyse de la Commission, qui est certes contestable mais qui, conformément aux traités européens signés et contresignés par leurs amis depuis vingt ans, donnent au collège bruxellois un pouvoir sans limite pour taper sur les doigts des Etats. Mais pourquoi ne pas avoir réfléchi à deux fois avant de signer ces traités ? Pourquoi ne pas avoir médité avant la fameuse formule de Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes » ?

Au chapitre de la stabilité financière, il est bien évidemment absurde de mettre la France dans le même panier que l’Espagne, le Portugal et la Grèce. Rapporté par le blog de Jean Quatremer, peu suspect d’euroscepticisme, une étude de l’agence américaine de notation Moody’s classe la France parmi les pays les plus capables de supporter et rembourser leurs dettes, loin devant la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l’Espagne (pour ne parler que de ces pays)…

Mais Bruxelles, l’œil rivé sur ses graphiques plus ou moins arbitraires, n’en a cure. Même désavouée par la réalité, elle continue à professer l’absurde, tel un canard sans tête qui continue à marcher sans but.

Lorsqu’il était parti plaider la cause du livret A au sein des instances communautaires, en pure perte là aussi, un ministre français, exaspéré par la rigidité de ses interlocuteurs, s’était exclamé : « Fichez nous la paix ! » (AFP, 3 octobre 2006).

En proposant aux Français des listes gaullistes Debout la République pour les élections européennes de juin, nous voulons seulement donner à la France les moyens de joindre un geste efficace à la parole avisée de ce ministre. Pour que le canard sans tête cesse enfin sa course vers le néant.

NDA

Dans Le Monde, NDA défend le maintien de la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN

20/02/2009 23:04 par dlr14ème_62

  • Dans Le Monde, NDA défend le maintien de la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN

    Dans Le Monde, NDA défend le maintien de la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN

    20/02/2009 23:04 par dlr14ème_62

Non à la France du renoncement !

par Nicolas Dupont-Aignan

Le Monde, 20 février 2009

Sans en avoir dit le moindre mot durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a solitairement décidé le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, dont l’avait sortie le général de Gaulle en 1966.

Il avance trois arguments, mais aucun ne résiste à un examen sérieux. En premier lieu, la disparition de la menace soviétique justifierait ce retour dans l’OTAN. Argument bien étrange : la fin du pacte de Varsovie aurait dû, au contraire et depuis longtemps, permettre la redéfinition de l’Alliance atlantique dans le sens d’une émancipation de la défense européenne, certes partenaire des Etats-Unis, mais non plus sous tutelle. Devant la commission de la défense à l’Assemblée nationale, mardi 17 février, MM. Morin et Kouchner eux-mêmes ont d’ailleurs reconnu "qu’il faut réfléchir à l’avenir de l’OTAN". N’est-il pas plus sage et plus logique de le faire avant le retour complet dans l’OTAN qu’après ?

Les circonstances ont bel et bien changé. Mais cela souligne l’audace visionnaire du général de Gaulle : l’émergence d’un monde multipolaire. Il serait donc complètement contre-productif pour la France, qui a vu juste avant tout le monde, de se renier, notamment face aux pays émergents trop souvent qualifiés d’adversaires par la doctrine américaine du "choc des civilisations". Notre pays verrait sa position internationale diminuée, il se priverait d’une carte maîtresse vis-à-vis du monde comme de ses partenaires européens.

Deuxième argument : il vaut mieux être à l’intérieur qu’en dehors pour peser sur les décisions. Mais le départ de la France de l’OTAN, en 1966, fut motivé par le refus répété des Etats-Unis de partager le pouvoir en son sein. Aujourd’hui, les choses ont-elles vraiment changé ? Exception faite de deux petits commandements secondaires promis par Barack Obama, rien ne permet de le croire, au contraire. Et lorsque Nicolas Sarkozy a décidé d’envoyer des renforts français en Afghanistan, il a voulu faire croire que cela permettrait d’infléchir la stratégie américaine dans ce pays : il n’en est rien et on s’enfonce chaque jour davantage dans un bourbier.

"JEU DE DUPES"

Enfin, ce serait le seul moyen de faire "l’Europe de la défense". Mais à quoi bon, si celle-ci doit être une simple succursale de l’OTAN en Europe, et non un instrument autonome de sécurité au service de sa propre vision du monde ? Et comment convaincre nos voisins, dont l’appartenance à l’OTAN est le prétexte à négliger leur propre effort de défense, de s’investir dans une ambitieuse coopération militaire dès lors que le principal pays moteur, le nôtre, renoncerait à son tour ?

Ainsi, le "jeu de dupes" diplomatique que dénonçait récemment Alain Juppé n’est-il qu’un des aspects de la normalisation atlantiste de notre pays qui, dans les faits, renonce. "La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée", disait de Gaulle. Appliquez cette phrase, toujours pertinente, à l’actuelle politique présidentielle vis-à-vis de l’OTAN, et vous déduirez que l’acharnement de Nicolas Sarkozy à subordonner notre pays aux Etats-Unis signifie son renoncement à une France ayant la volonté et la capacité à disposer d’elle-même sur la scène internationale.

Preuve indiscutable, le chef de l’Etat aborde ce retour dans l’OTAN après avoir, en 2008, imposé un Livre blanc qui prévoit, en cinq ans, une diminution drastique de notre effort de défense à 1,2 % du PIB (hors pensions et budget de la gendarmerie), soit très loin derrière la Grande-Bretagne et à peine au niveau de l’Allemagne qui, pourtant, assume des obligations opérationnelles bien moindres que les nôtres.

Cessons de tourner autour du pot : le débat n’est pas technique, mais idéologique. En réalité, Nicolas Sarkozy fait partie de cette droite férocement atlantiste, en complet décalage avec le sentiment profond du peuple français auquel Charles de Gaulle avait rendu sa dignité. "Mon pays ce n’est pas la France, c’est la France libre", disait Romain Gary. Pour moi, c’est clair : la France soumise n’est pas et ne sera jamais la France.

Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président du rassemblement gaulliste Debout la République

Article paru dans l’édition du 21.02.09

Quelle réforme pour l’université ?

20/02/2009 23:01 par dlr14ème_62

  • Quelle réforme pour l’université ?

    Quelle réforme pour l’université ?

    20/02/2009 23:01 par dlr14ème_62

Debout La République et la réforme de l’Université

Ce n’est pas parce qu’une réforme est brutale, sans nuances, précipitée, qu’elle peut être, pour autant, bienvenue sur l’objet : les coups de menton peuvent aussi être négatifs sur le fond.

Le projet de décret sur le statut des enseignants chercheurs, vient compléter le dessein déjà nocif exprimé en 2007 par la loi LRU : il s’agit de permettre aux pouvoirs politique ou économique de contrôler l’Université. Tantôt, d’abord, par le système électoral interne, la possibilité de choisir un Président non français et même non européen ou encore non universitaire. Tantôt, ensuite, par le système de recrutement des jeunes enseignants chercheurs par des camarillas locales, non élues mais cooptées... Désormais, enfin (si le décret Pécresse est perpétré), par un système de contrôle-sanction de l’activité de recherches des « enseignants chercheurs ».

Imaginée et mise en place sous Philippe-Auguste, l’Université française est détentrice des mêmes missions confiées par la Nation :
- développer le savoir, le transmettre, préparer la jeunesse à ses futures responsabilités sociétales. Mais elle est - elle doit être et rester - aussi l’intelligence et la conscience de la Nation.

Aux heures les plus noires de notre Histoire elle a été ce ferment de liberté, voire de résistance, que considérait avec respects en 1945 le Général de Gaulle quand il associait l’Esprit universitaire et l’Epée comme deux piliers séculaires du destin français, notamment dans la période troublée que la France venait de traverser.

Comment ne pas penser que c’est en se rappelant le rôle joué par les universitaires aux côtés du Général dans la résistance que le conseil constitutionnel a gravé, d’une façon que l’on pensait acquise à jamais, les principes intangibles de l’Indépendance et de la Liberté des universitaires. Tout statut des universitaires, devrait donc, désormais, respecter ces principes sans lesquels l’Université ne saurait assurer les hautes missions ci-dessus rappelées.

Or, le « décret Pécresse », si on se concentre sur le point qui provoque le plus d’émoi, permet à la Présidence omnipotente de chaque université d’infliger comme sanction aux « enseignants chercheurs » qui ne font pas assez de recherches (ou de pas assez bonnes), de faire plus que leur service d’enseignement.

Il n’est pas utile, tellement ce projet est pernicieux et déphasé par rapport à ce que doit être une saine Université de faire un long commentaire ; il suffira d’égrener quelques mots-clés : copinage, vengeance, syndicalisation, stakhanovisme et pisse-copie, contraintes intellectuelles, fayotage, stress, cercle vicieux (comment faire de la recherche si le service d’enseignement est alourdi)... En bref, mépris et ignorance de l’essence et de la finalité de l’Université.

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Peut-on vraiment replacer l’Université française au niveau de sa réputation passée et au dessus autres Universités du reste du monde ?

C’est possible mais à condition :

- d’en finir avec la semestrialisation qui déstructure les enseignements et la recherche, sans le moindre effet bénéfique.

- de rémunérer décemment les enseignants chercheurs français (salaires de 15 à 40 % inférieurs à ceux des Espagnols, Italiens, Anglais, Allemands ...)

- d’améliorer l’encadrement humain des équipes de recherches (jeunes chercheurs, CDD, secrétaires de qualité)

- de rémunérer financièrement, ou par dispense partielle d’enseignement, ces responsabilités que certains enseignants chercheurs supportent et pas certains autres : direction de mémoires et de thèses, direction de diplômes, de Centres de recherche, publications, colloques.

- d’entamer une réflexion concertée pour trouver le moyen de mettre un terme à l’orientation défectueuse des élèves à la sortie du Bac, dont nombre d’entre eux viennent s’échouer à l’Université pour un an ou deux, avant de la quitter, amers, sans diplôme et ayant gaspillé tant leur jeunesse que l’argent public. Une période transitoire - entre le bac et la suite du parcours de formation - d’évaluation et d’orientation individualisée, visant à permettre aux jeunes de choisir valablement entre cycles courts ou longs, théoriques ou pratiques, pourrait ainsi être étudiée.

En résumé, il sera plus efficace, plus digne et moins dangereux pour les libertés d’encourager les meilleurs que de punir les supposés moins bons. En clair, c’est le contraire du décret Pécresse.

H. Temple Universitaire, Avocat, tête de liste DLR du Grand Sud-Ouest pour les élections européennes